16/05/2013
Sortie du numéro 58 de la revue Rébellion

ÉDITORIAL
La critique moralisante
RÉFLEXION
La rue abattra les tyrans !
Découragement ? par zentropa
INTERNATIONAL
Venezuela. Viva Chavez !
Elections Italiennes. Entre populisme et paralysie par Xavier Eman
Le Printemps arabe change-t-il la géopolitique du Proche-Orient ? par Terouga
Chine. Le XVIIIème Congrès du PCC. Fantômes dans la brume. par
ENTRETIEN
Rencontre avec Lucien de Gouverner par le chaos. Ingénierie sociale et mondialisation.
IDÉES
Perspectives Michéennes. La triple transformation libérale par Charle Robin
PHILOSOPHIE
L'esquisse d'une éducation non conformiste dans la pensée de Confucius par Thibault Isabel.
FIGURE
Alexandre Douguine. Révolte contre le monde post-moderne.
CULTURE
Rap & Business. Qui veut la part du Ghetto ?
Rencontre avec Mathias Cardet. L'effroyable imposture du Rap.
Entretien avec Arnaud Bordes. Chroniques livres et musique.
5 euros (port compris) pour un numéro de 48 pages.
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Rébellion c/o RSE BP 62124 - 31020 TOULOUSE cedex 02
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09/05/2013
Une bonne idée

19:34 Publié dans Agenda - Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06/05/2013
Découragement?

Parmi les nombreux maux qui rongent les milieux militants, ces anachroniques îlots d’engagement et d’idéal perdus au milieu de l’océan sans cesse grossissant de l’égoïsme et du matérialisme, la tentation du découragement est peut-être le plus répandu et le plus profond.
Bien rares, en effet, sont ceux qui peuvent affirmer n’avoir jamais ressenti au moins l’ombre de ce mal qui voile les énergies et écrase les volontés. Bien rares sont ceux qui n’ont pas, face à l’extrême modestie ou à la quasi-inexistence des résultats obtenus, été tentés de quitter le camp retranché saccagé et battu par les vents pour rejoindre l’apaisante veulerie du troupeau.
En fait, pour presque tout militant, le découragement est un ennemi intime qui, tapis au fond du coeur ou de l’âme, guette l’instant propice pour frapper sous les formes les plus diverses, du cynisme à l’abandon pure et simple en passant par la trop fameuse « prise de recul ». Ainsi, combattre sans cesse et rageusement cet ennemi mortel est-il l’un des plus impérieux et constants devoirs du militant car lui céder n’est pas une simple faiblesse, c’est une trahison.
Il ne s’agit pas, en affirmant cela, d’en appeler à une quelconque « sur-humanité » de preux chevaliers d’airain incapables d’abattement ou de renoncement, imagerie épinalesque usée jusqu’à la corde et souvent grotesque quand on la rapporte à la réalité du terrain. Non, il s’agit simplement d’affirmer que le « découragement » ne peut être envisagé qu’en cas d’investissement complet, absolu, quotidien et permanent au service d’une cause. Car, dans toute autre cas, le « découragement » n’est que le cache-sexe de la fuite, la justification de l’apathie, l’alibi de l’embourgeoisement…
« Les résultats sont médiocres ? Les victoires tardent? » Mais qu’en est-il de mon investissement, de mon travail? Ai-je tout fait ce qui était en mon pouvoir pour faire progresser les choses? N’aurais-je pas pu consacrer plus de temps, d’argent, à la cause, coller plus d’affiches, lire plus de livres, rédiger plus d’articles, parler à davantage de connaissances…? N’ai-je pas manqué de générosité, d’entrain, d’audace, d’imagination? Voilà les questions que devrait se poser un militant plutôt que de se lamenter et de chercher une discrète porte de sortie… Pour avoir le droit d’être « découragé », il faudrait pouvoir se faire toutes ses interrogations et en conclure que « oui », on a bien tout donné et tout fait, tout essayé et tout tenté… Mais qui peut avoir la prétention de l’affirmer sans rougir? Hors cette impossible réponse, comment alors prétendre être « découragé » par des efforts finalement modestes, un engagement partiel, des sacrifices dérisoires et des difficultés superficielles, si ce n’est par simple aboulie et banale pusillanimité? Je me plains d’une dénonciation sur internet ou d’une fâcherie familiale mais celui qui a passé 6 mois derrière les barreaux, lui, continue à croire et à combattre!
« Oui, mais ma petite amie m’a quitté parce que je consacrais trop de temps au militantisme! » Allons, pas de blague! Trêve d’hypocrisie! Celui qui répète une telle phrase en connaît pertinemment toute la fausseté… Chacun sait très bien que ce genre de billevesée n’est proférée que pour donner le change, pour masquer un ratage conjugal, une banale lassitude sentimentale ou un quelconque nouveau prurit du bas ventre de la demoiselle… Que compte ce genre de médiocres jeux de rôles face à la grandeur de nos espoirs et la profondeur de nos convictions?
« Mon engagement est une barrière à ma réussite financière et sociale. » Au moins cet « argument », peut-être le plus répandu, a-t-il le mérite de l’honnêteté. Mais, outre de nombreux contre-exemples qui tendraient à prouver c’est davantage la médiocrité et la fainéantise que la politique qui sont les véritables facteurs d’échec socio-économique, que nous importent les ors et les lauriers d’une société que nous méprisons et que nous voulons abattre? Si nous y sommes si sensibles, c’est que nous n’avons jamais été sincères. Il ne s’agit alors plus de « découragement » mais simplement de retour à sa vraie nature. Ainsi, untel parle de « sacrifices » en évoquant les luxes et paillettes - des passages télévisés aux tables réservées dans les discothèques à la mode en passant par les filles faciles - qu’il a abandonné pour rejoindre le combat politique. Mais il n’y a là aucun « sacrifices », il n’y a au contraire que des gains et des bienfaits et au lieu de se repaître de la pourriture passée perdue, il devrait sans cesse se réjouir et se féliciter de la nouvelle ascèse purifiante qu’il a choisi de s’imposer. Sinon il n’est qu’un faussaire et un comédien.
Le découragement est donc interdit au militant sincère et cohérent, non pas parce qu’il est plus dur ou plus insensible que les autres, mais parce qu’il est conscient qu’il n’en a pas le droit au regard de ses obligations envers son pays et son peuple et des héroïques dévouements de ceux qui l’ont précédés.
Quand aux grandes victoires il est d’évidence qu’elles ne sont pas à portée d’existence humaine, que le travail d’aujourd’hui est celui du semis et de la fondation. Mais n’en n’avons nous pas déjà de petites qui, à elles seules, justifient largement tout?
Ces camarades que l’on peut faire venir en pleine nuit sur un simple coup de téléphone, ces quelques familles sauvées de la rue, ces rires au fond d’un pub jusqu’au petit matin, cette jeune fille qui sourit doucement en tractant un dimanche sous la pluie, cette communauté qui offre un toit et un accueil un peu partout dans le monde, ces jeunes qui font du sport et ne se droguent pas, ces gens prêts à donner et prendre des coups pour autre chose que leur portefeuille… infinité de petits triomphes contre l’implacable noirceur du temps!
Ne perdons jamais cela de vue et laissons définitivement le découragement aux vieillards et aux bourgeois!
Zentropa
11:17 Publié dans Réflexion - Théorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01/05/2013
L'esprit critique ça se cultive !

Premier abonnement ( 6 numéros) : 15 euros
C’est le prix découverte pour tout nouveau abonnement ,
du 1er au 10 mai 2013 uniquement !
12:19 Publié dans Agenda - Actualités, La revue Rébellion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19/04/2013
La rue abattra les tyrans !

Plus de trois millions de chômeurs en France, mille usines fermées depuis 2009, de nouveaux plans sociaux chaque semaine... Délocalisation, chômage de masse, austérité : la situation économique et sociale est une réalité que nous ne pouvons fuir. Le retour des conflits sociaux durs dans plusieurs grosses entreprises, accompagné de fortes tensions dans l’ensemble du tissu économique des PME, révèe la montée d’un malaise dans le société. Une rupture est en train de se produire.
Dans le même temps, des milliers de personnes se retrouvent dans la rue pour refuser une loi sur le «mariage pour tous» qui se révèle être une étape supplémentaire vers le règne de la marchandisation de l'homme par le capital. Ce refus moral de voir disparaître les liens de la filiation est sûrement une surprise pour les tenants du libéralisme sociétal qui ne pensaient pas qu'il existait encore une telle force dans le peuple.
Le constat est là, implacable. Alors comment pouvons nous combattre efficacement le système qui est responsable de cette situation? Vous connaissez peut-être le vieux principe de Lénine : «Avoir raison est une chose, en convaincre les classes populaires est une autre chose». C’est là tout l’enjeu pour que les idées SRE ne s’épuisent pas en vains bavardages mais trouvent un écho dans le peuple.
Que faire alors? La priorité est de rassembler nos forces et de les organiser. Pour cela, nous devons être clairs. Notre autre priorité est d’agir pour de nouvelles convergences. L’unité d’action permettra de réunir sur le terrain les «dissidents» du système. La mise en commun de connaissances et d’expériences est nécessaire pour vaincre les pièges du système. Concrètement, Rébellion doit devenir le carrefour de la réflexion et de l’action de tous ceux qui recherchent une alternative à la crise du monde moderne.
Plus largement, nous voulons que la révolte d'Aulney rejoigne la révolte des Champs Elysées. Nous savons que les « limites sociologiques » peuvent être dépassées dans le refus d'un avenir préparé par le capitalisme. Nous savons que la colère peut devenir positive, que le combat est la source de la création !
Pour nous, ce projet a déjà son incarnation. Hugo Chavez était pour nous un symbole de la force qui pouvait naître de la rencontre du socialisme et du patriotisme. Il incarna la volonté d'un peuple de refuser la pauvreté et le pouvoir d'une l'oligarchie qui confisque toutes les richesses de son pays à son seul profit. Rejetant la domination impérialiste, il mena son pays dans la voie de l'indépendance et montra l'exemple à toute l'Amérique du Sud. Même si beaucoup de choses restent à faire,il a redonné la liberté et la justice sociale à son peuple. Ne pleurons pas Hugo Chavez, soyons dignes de son combat et soyons fiers d'oeuvrer pour la construction d'un socialisme du XXI° Siècle !
Note :
Nous souhaitons remercier les nombreux lecteurs qui ont pris le temps de répondre à notre enquête. Nous vous livrons les résultats dans le bulletin interne de notre revue.
08:04 Publié dans Agenda - Actualités, Réflexion - Théorie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |
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