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23.06.2007

Présentation d'Egalité & Réconciliation par Alain Soral

http://www.dailymotion.com/video/x2cnie_alain-soral-prese...

http://www.egaliteetreconciliation.fr/

17.06.2007

Droit de réponse…

Réponse d’Alain SORAL suite à un texte paru dans le magazine nationaliste « Choc Du Mois »

Dans son numéro de mai, le magazine nationaliste Choc du mois a publié une tribune libre intitulée « Marx contre Soral », signée d’un certain Daniel Cosculluela. Une tribune à charge, particulièrement agressive, faible et mensongère à laquelle, encouragé par Choc du mois en la personne de son rédacteur en chef, j’ai répondu par un petit papier intitulé : « Marxisme, pédagogie, honneur et charlatanisme… ». Or, malgré la promesse de monsieur Loutfallah (dit Larebière), rédacteur en chef du dit magazine, de passer mon article s’il ne dépassait pas 5000 signes (soit moins de la moitié de celui de mon agresseur), le levantin au pseudonyme vieille France refusa finalement de le passer tout net, sous prétexte qu’il contiendrait des attaques personnelles contre l’obscur Cosculluela ; attaques personnelles susceptibles, aux dires de monsieur Loutfallah (dit Larebière), de lui attirer des ennuis avec la justice, lui qui aurait déjà maille à partir avec elle pour des histoires de mœurs… N’entendant rien, et ne voulant rien entendre à toutes ces simagrées parfaitement hors sujet, je prends donc la décision de laisser le lecteur seul juge, en publiant sur mon site internet - ainsi que sur quelques sites amis - l’article faible et ennuyeux de monsieur Cosculluela, suivi de la réponse qui aurait du paraître, si monsieur Loutfallah avait tenu les promesses de monsieur Larebière, dans le numéro de juin de Choc du mois… Bonne lecture !

Alain SORAL

 

(Le Choc de mois, Mai 2007, n°12, pages 26-27) TRIBUNE LIBRE : Marx contre Soral

Voici quelques années, nous fûmes quelques-uns, militants de l’ultra-gauche marxiste libertaire (laquelle n’a rien à voir avec ce que nous appelions l’extrême gauche du capital, c’est-à-dire les réformateurs de la misère, pantins dérisoires d’une agitation sénile) à faire le choix d’un appui circonstanciel à la droite nationale; les misons en étaient simples. Dans l’analyse de l’antagonisme des rapports sociaux entre prolétariat et capital, il nous était apparu que celui-là était vaincu et avait quitté la scène de l’histoire depuis quelques décennies. Celle-ci désormais était occupée par le seul capital exerçant sa domination totalitaire sur le monde. Ce capitalisme universel et anonyme, non réductible à ses formes anciennes : la petite et moyenne entreprise, le patron de droit divin, etc. se devait pour parachever son triomphe de détruire et d’éradiquer les anciennes formes sociales entravant son expansion. Pour être conforme à son être illimité, il se devait de balayer ce qui subsistait d’un passé révolu les Etats-nations, la famille, l’ethnie, les coutumes et tout ce qui différencie et singularise. Exit donc les codes, les règles et les valeurs qui repèrent et séparent. Tout devait se fondre dans le marché unique peuplé de consommateurs de produits et d’images identiques dans leur essence et semblables dans leurs apparences. Par voie de conséquence il nous apparaissait que les ultimes défenseurs du monde ancien, des structures traditionnelles, étaient nos alliés naturels dans la révolte contre la déshumanisation et la nécessaire révolution/réaction contre ce monde sans âme. Et sur le terrain politique, le Front national, parti des révoltes et colères coalisées, porte-voix du sanglot de l’homme blanc désespéré devoir sa terre et son monde menacés dans leurs identités mêmes, devenait une force à soutenir logiquement. Nous n’avions rien de commun avec ceux,gauchistes décomposés et autres maquignons de la misère et artisans du désastre rechapé, qui voyaient par exemple dans le mouvement de Mai 1968 une révolution moderne. Celui-ci n’était pour nous qu’un manoeuvre du Léviathan capitaliste manoeuvrant une jeunesse déboussolée pour servir ses propres intérêts. Nous n’avons cependant jamais été dupe que ce conglomérat de courants et sensibilités diverses constituant «le mouvement national n’avait ni projet ni programme cohérents. La démarche du Front dans le domaine si fondamental de la question sociale ne s’appuyait à nos yeux sur aucun principe. Elle était chaotique et circonstancielle au mieux, inexistante au pire. Certains mêmes affirmaient que la question sociale ne se posait plus, ne différenciant aucunement les intérêts contradictoires des couches ou catégories sociales en Europe et dans le monde. Les mouvements du capital, ses manoeuvres, son polymorphisme ne faisaient l’objet que de très rares analyses isolées dans ces milieux. Et sur le plan politique, la traduction variait du reaganisme débridé au corporatisme poujadiste en passant par le protectionnisme. C’était tout et n’importe quoi au gré des circonstances et de celui, ou ceux, qui avaient l’oreille provisoire du Chef. Mais nous n’avions rien vu. N’ayant aucune foi en la réincarnation, il nous a fallu admettre cependant que Marx était revenu parmi nous en la personne d’Alain Soral, qui, faisant parler son avatar, décrétait que celui-ci revenait parmi nous et adhérait au Front (sans doute en devenant un militant de base) et voterait pour Jean-Marie Le Pen. Le temps lui a sans doute manqué pour dire ce que ferait Engels et s’il adhérerait à la DVU ou au NPD... Armé donc de la sociologie marxiste (sic), Soral se proposait d’équiper le Front théoriquement et de muscler son discours à l’intention « des larges masses ». Rien de plus simple en fait que de vendre au national ébaubi les recettes apprises à l’école (s cadres du PCF. Rares dans le milieu en question sont ceux qui ont lu Marx, au- delà peut-être du Manifeste du Parti communiste, et plus rares encore ceux qui le comprennent. Il ne s’agit pas bien évidemment mais cela va mieux en le disant, de mettre en cause la culture d’Alain Soral, sa sincérité et la force de ses convictions, il s’agit d dire que Soral n’a rien compris au marxisme dans lequel il voit une sociologie là où Marx (dans les Grundrisse par exemple voyait un programme pour l’espèce humaine. Soral réduit le marxisme à un supermarché sans caisse où l’on fait ses courses au gré de ses besoins. Le marxisme a toujours été défini par les marxistes comme un ensemble théorique compact et invariant Alain Soral le réduit à un catalogue où l’on coche les produits dont on a besoin. Et de ce fait il ne peut se livrer à une analyse marxiste des rapports sociaux. Il ne pose pas la question fondamentale du type de rapport social qu’une société se propose d’instaurer comme fondement de son existence et il ne propose aucune analyse véritable du chaos produit par la « grande névrose» capitaliste et moderniste. Son apport au Front est de ce fait insignifiant voire débilitant. Ce n’est plus Marx mais Marchais parlant des pauvres qui ont raison de se révolter contre les riches. La dimension ethnique que Marx et Engels n’ont jamais ignorée, même s’ils ont voulu la dépasser, est niée dans une explication vaseuse sur une banlieue en flammes parce qu’habitée par des miséreux. La fonction des syndicats comme force de médiation et d’intégration des révoltes au profit de la fraction de gauche du capital n’est même pas évoquée. L’analyse de la gauche, et de son programme, et de ses objectifs, comme fraction capitaliste d’Etat, c’est-à-dire prônant une intégration des pro1étaires , est ignorée. Le principe par lequel le capital a triomphé de ses oppositions désintégratrices, à savoir la formation d’un Etat dispensateur de droits conduisant à une sécurité sociale, garantie d’une paix civile, n’est même pas évoqué. Tout cela se fond dès lors en une bouillie à base de symboles crétins, Valmy et la Révolution française, dont Marx disait qu’elle n’avait fait que porter la bourgeoisie au pouvoir de références idiotes — Jaurès le réformiste honni des marxistes — et de mesurettes qui font hennir de rire les derniers staliniens. Ne vaut-il pas mieux l’original, un quelconque représentant bolcheviste (c’est-à-dire anti-marxiste), à un Le Pen “en sans-culotte” Il reste donc encore à se poser les vrais problèmes sur la question sociale contemporaine et à choisir des réponses. Choisir entre le principe de redistribution et le principe de responsabilité. Définir la forme sociétale incarnant le mieux l’organisation de ce principe de responsabilité, l’existence de corps intermédiaires gérés par les acteurs sociaux et leurs interactions, c’est-à-dire la question de l’exercice du pouvoir. La préservation et le développement des identités régionales comme formes de résistance à l’intégration au marché universel. La place de la technique n’oublions pas Marx, penseur de la technique et donc du développement du capital, et son rejet, pensé par Jacques Ellul (lui fin connaisseur de Marx) comme une arme anticapitaliste. La place de l’écologie conçue comme une redéfinition des relations entre l’homme et une nature dominée au nom du profit maximum : écologie devenant dès lors une arme contre la marchandisation de la planète et de ses habitants. Dans cette analyse nécessaire du monde dans lequel nous vivons, cet effort de théorisation et de recherche des conséquences politiques qu’il convient d’entreprendre se retrouvent les héritiers du marxisme vivant et ceux de la tradition réactionnaire. il nous semble que c’est la tâche qui incombe à un parti comme le Front national pour que, cessant d’être un syndicat de co-propriétaires mécontents parce que lésés, il devienne une force de transformation sociale, Dans cet esprit-là peut-être confiera-t-on à Alain Soral l’enseignement de la sociologie tout court dans les écoles du parti.

copyrihgt Daniel Cosculluela

 

Tribune libre (en réponse à celle de monsieur Cuculuella) Marxisme, pédagogie, honneur et charlatanisme…

Son texte ne commençait pourtant pas mal à Cosculluela, je cite : « Voici quelques années, nous fûmes quelques-uns, militants de l’ultra-gauche marxiste libertaire (laquelle n’a rien à voir avec ce que nous appelions l’extrême gauche du capital, c’est-à-dire les réformateurs de la misère, pantins dérisoires d’une agitation sénile) à faire le choix d’un appui circonstanciel à la droite nationale. » Fort bien. L’auteur de la tribune libre « Marx contre Soral », publiée le mois dernier contre moi, n’est pas le seul à avoir tenté l’aventure. Je sors personnellement d’en prendre, et pour les mêmes raisons. Raisons très bien expliquées d’ailleurs dans la suite du paragraphe, le seul lisible de tout le papier.
Pour le reste, jargonnage, agressive arrogance, jalousie sans doute, et charlatanisme. Je démontre : déjà  « marxiste libertaire » ça n’existe pas. Dans le langage à la mode ça s’appelle un oxymoron, comme « bon sens technocratique », « bonne santé mentale des psychiatres ». En effet, on peut être marxiste ou libertaire, pas les deux à la fois. Daniel Cosculluela lui n’est ni philosophe ni politologue mais justement psychiatre. Ceci explique peut-être cela… je ne suis sans doute pas le plus grand intellectuel marxiste de tous les temps, je ne l’ai jamais prétendu, j’ai seulement consacré des années d’études et de lecture à ce sujet. J’ai aussi écrit quelques livres, salués notamment par Alain de Benoist (cf. Eléments : « Alain Soral, l’intellectuel de gauche qui dérange la gauche »). Pendant ce temps Cosculluela a rédigé des ordonnances… Ça expliquerait ses gros problèmes de style et de syntaxe : «  N’ayant aucune foi en la réincarnation, il nous a fallu admettre cependant que Marx était revenu parmi nous en la personne d’Alain Soral, qui, faisant parler son avatar, décrétait que celui-ci revenait parmi nous et adhérait au Front… » Quand on se veut drôle et pertinent, il faut déjà apprendre à écrire le français ! J’en passe, il y en a comme ça des wagons ! Venons-en maintenant au fond, ce guérisseur me reproche de faire parler Karl Marx post-mortem (ce qu’il fait lui aussi par son titre, mais passons…) lorsque j’affirme que, vivant, il aurait sûrement appelé à voter Le Pen. Assertion qu’il prétend ridiculiser… bien qu’il l’ait validée par son paragraphe introductif. Décidément… la maîtrise de la logique est la condition de la pensée, sans elle on peut peut-être exercer la psychiatrie en province, manipuler des névrosés, mais donner des leçons de philosophie, pas. Je pourrais préciser bien sûr à notre bonimenteur que de ma part il s’agissait d’un slogan, d’une petite phrase destinée à faire parler du candidat Le Pen tout en défiant la gauche sur son terrain… aller à Front renversé. Mais comme Monsieur Cosculluela, psychiatre pour dames, prétend recourir au concept, je suis obligé de me défendre - et d’un peu le punir - avec cette arme là. Venons-en donc à la seconde partie de sa tribune. D’après ma petite enquête, la plupart des lecteurs qui l’on lu n’y ont rien compris. Ce n’est pas parce que les natios sont bêtes. Simplement Cosculluela écrit n’importe quoi. Démonstration : un, la sociologie marxiste existe, pour ceux que ça intéresse à Choc du mois, la sociologie marxiste s’oppose à la sociologie bourgeoise – ou positiviste – sur la question de l’identité du sujet et de l’objet en sciences humaines, les deux grands spécialistes de cette question complexe étant Lukacs (dans « Histoire et conscience de classe ») puis  Goldmann dans toute son œuvre (je recommande « Sciences humaines et philosophie »). Deux : pour aller aux erreurs les plus énormes et les plus rédhibitoires, le marxisme n’est pas « un ensemble théorique compact et invariant » - le mot compact ne voulant d’ailleurs strictement rien dire sur le plan théorique -, il est l’absolu contraire d’un ensemble invariant puisqu’un historicisme absolu (renversement matérialiste de l’idéalisme absolu de Hegel). Cette énorme bourde, pour quelqu’un qui prétend donner des leçons de marxisme, révèle immédiatement aux initiés que notre manipulateur de psychismes de la région de Bergerac ne connaît du marxisme que sa version structuraliste (dite aussi « althussérienne »), Une version certes très en vogue dans les années 70, époque où notre libertaire dû lire quelques livres sur le sujet, mais version considérée par les marxistes sérieux (de Lefebvre à Clouscard) comme la plus prétentieuse, la plus bête et surtout la plus anti-marxiste de toutes (lire à ce sujet « Marxisme et structuralisme » de Lucien Sève). Dernières petites pichenettes pour continuer de punir notre « psychiatre marxiste » (entendez escroc) : « fraction capitaliste d’Etat » ça n’existe pas dans l’appareillage conceptuel marxiste, on peut parler en revanche de stade monopoliste d’Etat du capitalisme… Il n’y a pas non plus de « principe de redistribution » ou «  …de responsabilité », le mot « principe » accolé à autre chose, genre « de plaisir… », « de réalité… », renvoyant à la métapsychologie freudienne. Bref, je pourrais continuer comme ça, pour faire moi aussi mon malin, à démontrer, phrase après phrase, que notre charlatan libertaire n’a même pas le niveau bac moins trois en marxisme, mais à quoi bon ? Qui en a quelque chose à foutre à Choc du mois ? Le problème n’est pas de savoir si l’un de nous a tout compris et l’autre rien au marxisme. Si cette bonne ou mauvaise compréhension du marxisme est responsable du score décevant de monsieur Le Pen – ce qui reviendrait à dire que si Le Pen avait été plus marxiste durant cette campagne, il aurait recueilli plus de voix de la droite nationale ! Thèse absurde… de monsieur Cosculluela ! La question est de comprendre la différence entre ce monsieur et moi. Moi je me suis engagé au côté de Jean-Marie Le Pen pour cette campagne présidentielle malgré les risques et les sanctions encourues, j’avais beaucoup à perdre…  J’ai essayé de lui amener des électeurs de gauche, sensibles aux questions économiques et sociales. Ces électeurs populaires qui ont votés Front dans le Nord, tandis que les petits bourgeois de la région PACA désertaient en masse pour Sarkozy. Lui pendant ce temps, le psychothérapeute remboursé par la Sécurité Sociale il a fait quoi ? Rien. Ah si, j’oubliais, il m’a invité à donner une conférence sur le marxisme devant un parterre de médecins dans le cadre d’une association qu’il anime. Une conférence que j’ai donné gratuitement et pour laquelle il s’est fait payé. Grande classe le psychiatre !

Alain SORAL

 

La parole à la base !

Ils sont militants, diffuseurs, collaborateurs de notre rédaction. Ils sont la force de Rébellion. Ils expliquent leurs motivations et leurs espoirs dans cette enquête sur ceux qui font vivre la démarche socialiste révolutionnaire.

 

R/ Pourrez tu te présenter ?

 

Saint-Martin / Helvète, la trentaine, anarcho patriote et  strictement indépendant... Jamais été un militant stricto sensu, sauf durant une brève période antifa plutôt folklorique au milieu des années 90…  J’ai filé des coups de mains réguliers à pas mal de groupuscules patriotiques en francophonie depuis une petite décennie, exclusivement dans le domaine agit-prop, en essayant comme je pouvais de contribuer à la formation politique de la dissidence locale. C'est visiblement le meilleur moyen de se fâcher avec tout le monde, mais c'est peut-être aussi la faute à mon caractère de cochon.

 

R/ Pourquoi et comment participes-tu à Rébellion ?

 

SM / Comme d’hab jusqu’ici, par le biais de l’écriture. Chez les dissidents européens, on aime beaucoup les slogans et les prises de pose, mais question élaboration d’un projet de société crédible et connaissance approfondie des véritables obstacles à nos visées, on a quelques siècles de retard… Rebellion est pratiquement le seul organe militant qui m’ait accroché par la diversité de ses thèmes, sa volonté d’aborder des questions socioéconomiques concrètes, en dépassant le discours de confrontation suicidaire qu’on trouve trop souvent chez les antimondialistes. J’ai apprécié cet effort de dépasser les clivages sectaires, de jeter des passerelles entre les tendances ultraminoritaires, même si fatalement je n’adhère pas à toutes ses positions. En règle générale, je cherche à apporter une touche « dissonante » à la ligne générale du journal, sur un principe simple : les révolutionnaires Européens sont terriblement désarmés face à Système omniprésent et surarmé, face à une population désunie et apathique, et surtout face à leur propre aveuglement concernant l’état réel de leurs troupes et de leurs handicaps. Avant de devenir une force avec laquelle compter, ils doivent admettre l’idée de travailler en position de défaite, et faire une colossale mise-à-jour de leurs méthodes et de leurs analyses, en assumant intégralement ce déséquilibre des rapports de force. Ça suppose de refuser aussi bien la « Lutte des Catacombes », qui nous coupe de nos semblables apolitiques, que l’ « Opposition-Spectacle » qu’on nous propose comme seule alternative au Nouvel Ordre Mondial.

 

 R/ Quelles sont les motivations de ton engagement ?

 

 SM / Un besoin viscéral de foutre la merde ? Plus sérieusement, je crois que c’est par manque d’oxygène. Beaucoup s’engagent par refus de l’Injustice ou envie de se rendre utile à la Collectivité , ce genre de jolis clichés…. C’est simplement qu’on étouffe, dans notre Grand Hospice Occidental, pris qu’on est entre le marteau des libéraux et l’enclume des étatistes à outrance. Soit tu acceptes de vivre isolé face à tous les prédateurs sociaux, avec des caméras de surveillance pour toute « protection », soit c’est l’Etat-Mère-Poule qui investit ton existence jusqu’à te dire avec qui tu as le droit de t’associer ou pas. D’un côté comme de l’autre, Monsieur Moyen est traité comme un irresponsable, qu’on empêche de mener se vie comme il l’entend, qui doit toujours demander l’avis d’un flic, d’un coach ou d’un soi-disant expert. Ouvrir son claque-merde et hurler systématiquement contre ce non-choix, c’est sans doute ma principale motivation.  

 

R / Quel est l’avenir du Socialisme Révolutionnaire pour toi ?

 

SM / Franchement, aucune idée. Il dépendra autant de ses activistes que de la marge de manœuvre que leur laisseront leurs adversaires et le sens de l’humour tordu de l’Histoire. Ce qui me préoccupe avant tout, c’est l’avenir des Européens libres et pas trop cons, dans un environnement qui ne soit ni un supermarché « bigbrotherisé » ni une colonie de favelas sauce Benetton… L’outil politique pour retrouver puis préserver cette indépendance, finalement, c’est égal. Socialisme, nationalisme, anarchisme, conseillisme, que sais-je ? La méthode importe peu du moment qu’elle permet d’écraser la Gouvernance planétaire et de faire enfin respecter le seul Droit digne de respect : celui des peuples à disposer d’eux-mêmes, sans s’occuper des humeurs du voisin. Dans la fosse où se trouve l’Europe, les fétichismes doctrinaires sont vraiment, mais alors vraiment secondaires.

08.06.2007

La conférence de Soral à Toulouse en image

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Voir la video > http://www.youtube.com/NRV31

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07.06.2007

Le n° 122 de B.I. est paru !

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http://www.b-i-infos.com/

05.06.2007

Soutien à Chavez !

61422f5045b98b79fcd24be61433869e.gifLe Cercle Bolivarien de Paris appelle à un rassemblement de soutien au processus bolivarien du Venezuela et au Président Hugo Chavez, jeudi 07 juin 2007 de 18h00 à 20h00 - Place du Trocadéro - Esplanade des Droits de l'Homme -Métro Trocadéro.
Aujourd'hui au Venezuela une révolution pacifique et démocratique est en train de démontrer qu'un autre monde est possible et que les utopies sont réalisables. Cette révolution ne correspond pas au modèle néolibéral qui est présenté comme une fatalité incontournable et fait tâche d'huile dans un continent gorgé de ressources naturelles jusqu'à présent pillées par les pays qui se disent développés et se font les chantres d'une « démocratie » de marché.
Hugo Chavez, le président élu et réélu avec chaque fois plus de votes dans des élections irréprochables, est devenu l'homme à abattre, coute que coute.
Nous assistons actuellement à une campagne médiatique infâme, déchaînée par le non-renouvellement de la fréquence hertzienne de la chaîne de télévision RCTV, qui n'a cessé depuis des décennies d'enfreindre la loi : plusieurs tentatives de déstabilisation de l'état vénézuélien, aucun respect pour son cahier des charges ni de la loi des télécommunications, utilisation de publicité subliminale au détriment de la jeunesse, non respect des quotas de production nationale, fraudes fiscales, etc.. Ce non-renouvellement légal et légitime, qui est anodin dans tant d'autres pays, est présenté comme une atteinte à la liberté d'expression, alors qu'elle peut continuer à émettre sur le cable et le satellite.
Derrière ces attaques à Hugo Chavez, c'est la souveraineté de l'Amérique Latine qui est visée.
C'est une ingérence intolérable qui bafoue les valeurs humaines les plus fondamentales, le peuple vénézuélien a droit à notre respect.
Basta avec les manigance et les mensonges des médias, ce Parti de la presse et de l’argent qui déforme la réalité et veut formater nos esprits et nos cœurs.

Venons nombreux au Trocadero avec nos drapeaux et pancartes.

03.06.2007

Une soirée militante : Alain Soral à Toulouse.

Vendredi 1° juin, Egalité et Réconciliation et le journal Rébellion s’étaient associés afin d’inviter Alain Soral dans la ville rose. Celui-ci, y a exposé son analyse du contexte politique induit par l’élection présidentielle devant une salle emplie d’un public venu d’horizons très divers, mais motivé par l’engagement anticapitaliste et antimondialiste. Le public attentif a pu comprendre la stratégie du président d’Egalité et Réconciliation, basée sur un axe de rapprochement transversal entre les forces réactionnaires antilibérales et les forces progressistes anticapitalistes afin de faire sauter le verrou mis en place par le système qui a été très bien représenté par les trois premiers candidats à la Présidentielles qualifiés de « pétainistes », par notre camarade. Ce dernier, a longuement insisté sur la genèse du basculement auquel nous avons insisté lors de cette élection, en mettant en avant le travail de sape accompli par les gauchistes durant les dernières décennies contre « le sérieux de la gauche » au nom d’un libertarisme de tous les instants, propice à l’extension accélérée du processus de mondialisation. Economiquement de droite, « la gauche sociétale » a détruit la « gauche marxiste » tout en dégoûtant de la gauche bobo ce qui subsiste de bon sens populaire qui s’est alors, en grande partie, réfugié dans le vote Front National. La prouesse de Sarkozy est d’avoir récupéré la thématique FN sans son contenu réel afin d’imposer un libéralisme sécuritaire dont le peuple français sera la cible dans les mois à venir. Sarko n’est lui-même que le produit de la collusion du pouvoir de l’argent, de la société du spectacle et de l’idéologie people dont nos compatriotes sont quotidiennement abreuvés et gavés. On peut noter à cet égard le paradoxe des propos de Sarko sur mai 68, l’homme étant lui-même le produit de la « transgression libertaire ». Au vu du recul du FN à l’élection présidentielle, on peut considérer que l’union sacrée des victimes du processus libéral était relativement fragile, poreuse aux sirènes démagogiques du pouvoir. Dans ces conditions, comment s’opposer au rouleau compresseur du capital transnational et de sa servante, la haute bourgeoisie française ? Il faut cimenter l’alliance du prolétariat et des classes moyennes, faire vivre ce qu’Alain Soral appelle « le mouvement national » plutôt que la « droite nationale ». Aujourd’hui, la Nation est de gauche ! Son identité se forge dans la lutte contre la mondialisation et ses armes atlantistes et européistes (Kouchner, l’ex gouverneur du Kosovo, au quai d’Orsay est tout un symbole à cet égard). La résistance s’organise autour de l’axe de la Nation républicaine qui n’aura de vitalité que par la remise en cause du règne absolu du capitalisme ; la valorisation économique détruisant toutes les valeurs authentiques. Avec Egalité et Réconciliation, se met en place, sur le terrain de la lutte sociale, économique et politique (et non dans le virtuel) le rassemblement transversal de toutes les consciences et de toutes les forces prêtes en s’engager dans ce combat titanesque mais crucial contre le système et ses agents multiples. L’exposé fut suivi d’un riche et long débat, témoignant de l’intérêt et du sérieux des participants à la soirée, qui fut close par une séance de dédicace, émaillée d’échanges sympathiques avec le public. La salle était pleine, les militants sont désormais mobilisés dans le sens de la lutte.   

 

 

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