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23/05/2014

Campagne d'abonnement : L'esprit critique, ça se cultive !

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Depuis 2003, la revue Rébellion s'emploie à développer l'esprit critique de ses lecteurs. Notre publication trace sa voie alternative de manière totalement indépendante avec l'unique soutien de ses lecteurs.

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La rédaction de Rébellion

 

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22/05/2014

La barbarie au coeur du système

« La lutte des classes existe, et c'est ma classe, celle des riches,

qui mène cette guerre et qui est en train de la remporter ».

 

Warren Buffet, milliardaire américain,

1ère fortune des Etats-Unis

 

« Nous entrons dans la barbarie » écrivait le philosophe marxiste Michel Henry en 1987. Comment ne pas appeler barbarie la froide logique qui anime le capitalisme ? Une barbarie globale et sans limite qui vient saper l'ensemble des choses qui faisaient qu'une vie méritait d'être vécue. Une barbarie qui est au coeur même du système, l'expression froide de l'arraisonnement du monde par sa volonté destructrice. Il cherche le chaos pour se nourrir du désordre et poursuivre sa course folle, sacrifiant l'Homme et la Nature à sa soif de profit.

Cette barbarie se déchaîne dans la guerre sociale en cours, c'est une violence qui ne dit jamais son nom. C'est la répression directe mais surtout l'emprise de l'aliénation qui referme son étau sur les esprits. Cette maîtrise totale des cartes d'un jeu truqué qui sape le courage et plonge dans une dépression végétative la plupart de nos contemporains.

Cette état prégnant de barbarie qui vise à cultiver une insécurité permanente et créer un environnement hostile à la nature humaine, associé à la dissolution de toutes les formes de vies communes existantes, c'est le triomphe de la guerre de tous contre tous.

La fragilisation de la société se retrouve aussi dans la destruction de toute forme de culture. Balayé par l'industrie du loisir, sacrifié sur l'autel de la médiocrité, le savoir est la première victime de la barbarie. 

La question est donc posé : «Le Socialisme ou la Barbarie» ? Pour notre part, nous avons fait notre choix. Le choix de redevenir des acteurs de notre vie, de choisir notre destin. Cela nous amène à explorer de nouvelles pistes pour nous détacher du système. Une quête de la perfection tangible et vivante sous la forme d'une tension toujours maintenue par la volonté d'action. 

 

14/05/2014

EDITORIAL 64 : SURVIE DU CAPITALISME OU DU GENRE HUMAIN?

Nous avons fait suivre notre éditorial précédent concernant la dynamique belliciste en Ukraine, d'un communiqué publié sur notre blog que nous reprendrons ici :

"COMMUNIQUE COMPLEMENTAIRE SUR LA SITUATION EN UKRAINE : L'ARROSEUR ARROSE.

Tous les défenseurs de la liberté des peuples devraient aujourd'hui se réjouir du vote exprimé par les électeurs de Crimée qui ont décidé de leur destin politique, en adoptant pacifiquement par référendum la résolution - que nous saluons - de rattacher leur pays à la Russie en se séparant de l'Etat fantoche ukrainien, et non par un coup d'Etat comme cela a été fomenté à Kiev. Mais les représentants de l'impérialisme atlantiste ne l'entendent pas de cette oreille, eux qui ont pris goût à l'exercice de la violence engendrant le chaos lorsque celle-ci est utilisée dans le sens de leur tentative d'hégémonie géopolitique. Le morcellement des Etats contre lesquels est dirigée leur ire incarne à leurs yeux le sommet de la démocratisation de la vie politique (éclatement de l'URSS, de l'ex-Yougoslavie, de l'Irak, de la Libye, etc.) mais est réputée être illégitime lorsque le peuple concerné se décide très majoritairement pour son indépendance. Encore que dans le cas qui nous occupe, il ne s'agit pas de la naissance d'un nouvel Etat croupion comme le Kosovo, par exemple, mais d'une volonté de rejoindre la Russie. Celle-ci a entièrement raison d'invoquer les précédents cités ci-dessus pour prendre acte de la volonté de la Crimée et d'y souscrire (vote imminent à la Douma). Pour l'axe impérialiste atlantiste c'est la situation de l'arroseur arrosé. Et comme la roche Tarpéienne est proche du Capitole, les vainqueurs de Kiev sont priés de rapidement quitter les lieux ou de faire allégeance sincère à l'armée qui, de fait, sera russe et seule à stationner dans ce haut lieu géostratégique qui lui sera définitivement acquis. Dans son hystérie, l'oligarchie occidentale a acculé dans ses retranchements la Russie qui ne pouvait se soumettre au diktat que l'on voulait lui imposer. Peut-être n'avait-elle pas clairement évalué la résistance qu'allait lui opposer la population russophone et l'attachement de cette dernière à des symboles hérités du socialisme. De plus, depuis le chute du mur de Berlin (seul moment d'unification qui n'était en fait qu'une réunification de l'Allemagne) sa stratégie politique est éminemment désintégratrice des équilibres nationaux, régionaux, des peuples, des identités, tous ses moyens ont été mis en œuvre afin de morceler ceux-ci. Aujourd'hui, elle se heurte à une puissance capable d'intégration, intégration désirée par les insulaires de Crimée. Cela change la donne géopolitique et pourrait donner un sens à la dynamique future de celle-ci, dans la perspective d'un affaiblissement du pôle atlantiste. Certes, en un sens, il y aurait une part de vérité dans l'affirmation selon laquelle la Crimée ne ferait qu'un retour (réintégration)dans le giron de la Russie (discours de Poutine du 18/03) après son rattachement à l'Ukraine, au sein de l'URSS, par le révisionniste Krouchtchev et son "indépendance" récente. Mais la signification du phénomène paraît être d'un autre ordre plus essentiel : dans le contexte historique actuel celui d'une victoire nette de la Russie face à une offensive tout aussi nette de l'oligarchie atlantiste menée contre elle. Les mouches ont changé d'âne...

Nous sommes évidemment dans l'incertitude concernant la situation à venir bien que nous ayions déjà insisté sur la trajectoire belliciste rendue possible par celle-ci. Ce qui est, néanmoins probable c'est que l'Occident continue à se liquéfier dans sa dynamique nihiliste. En conséquence, ce qui constitue encore son liant afin qu'il ne s'effondre pas, se résume à une mobilisation otanesque contre des figures à abattre et des territoires à dévaster. Désormais la Russie sera promue à ce rang diabolisé. Ici, néanmoins, le bât blesse car par sa détermination cette dernière vient de montrer qu'elle est redevenue une grande puissance. Nous espérons qu'elle mettra celle-ci au service d'un processus d'intégration eurasienne authentique. C'est à ce niveau qu'il est indispensable qu'une mobilisation des peuples se fasse contre le chaos capitaliste désintégrateur. Localement, il s'agira d'observer la capacité du prolétariat ukrainien à répondre à la dictature instaurée par le gouvernement de Kiev. Plus largement, les travailleurs européens devront faire le lien entre la crise sociale profonde qui les affecte et l'offensive impérialiste poursuivie par leurs classes dominantes.

Le 18.03.2014."

Nous n'avons rien à changer à ce que nous écrivions, y compris dans l'éditorial du n° 63, les évènements semblant bien aller dans le sens que nous mettions à jour. Le pôle atlantiste ne renonce pas à soutenir, à armer et financer le gouvernement de Kiev afin qu'il reconquière dans le sang les territoires russophones en sécession. Dans quelle mesure et jusqu'où la Russie peut-elle laisser faire ce qui apparaît clairement comme étant son ennemi impérialiste? Nous avons certainement affaire à un moment crucial du redéploiement des forces et des cartes à jouer par les puissances impérialistes concurrentes.

Néanmoins le dessein eurasiste n'est pas clairement établi car comme nous l'écrivions, il ne dépend pas, loin s'en faut, de la seule politique poutinienne mais bien des forces anticapitalistes présentes à l'est de notre continent car il ne peut se configurer qu'en tant que dépassement /suppression de l'emprise atlantiste sur le monde devenu non-monde et immonde pour les déshérités. Ainsi l'Ukraine se situe à la pointe géopolitique extrême orientale du grand projet de Partenariat transantlantique de commerce et d'investissement visant à mettre en place un immense espace de libre-échange sous la houlette étasunienne dont l'UE est érigée en gauleiter régissant les intérêts capitalistes. Il est absolument nécessaire de répéter cela afin de faire comprendre aux travailleurs, le rapport entre la nature de la politique internationale, avec ses conflits impérialistes, et les attaques - pour l'essentiel identiques - auxquelles ils sont soumis par leurs classes dominantes nationales.

En France, la social-démocratie hollandiste vient de nous gratifier d'un Pacte de Responsabilité qui ne relève que de la responsabilité de celle-ci à l'égard de l'oligarchie capitaliste et de ses impératifs financiers et de profit. Les prolétaires, pourtant si essentiels pour sa pérennité, coûtent trop cher au capital, il faut donc réduire la valeur de la reproduction de leur force de travail. Ce fameux pacte n'est qu'un tour de passe-passe afin de leur faire supporter toujours plus le poids des contradictions issues de sa crise systémique. On rognera encore sur leurs salaires, leur niveau de vie, la satisfaction de leurs besoins corrélativement toujours plus aliénés au processus de désir de consommer. C'est la mort à crédit annoncée!

En réaction à cette condition affligeante, la majorité du peuple laborieux n'accorde plus guère sa confiance à la politique électoraliste, l'abstention gigantesque aux municipales le démontre. Néanmoins, cela ne témoigne pas pour l'instant d'une prise de conscience particulière des enjeux de notre temps car sur le terrain de la lutte de classe, des luttes sociales, rien ne paraît se manifester de façon massive et encourageante pour le prolétariat. C'est pour ces raisons que nous devons insister sur la dénonciation globale du capital et non sur tel ou tel aspect particulier de la politique d'un gouvernement. Aussi, par exemple, lorsque Sarkozy ou Hollande lancent la France dans des aventures guerrières en Afrique ou poussent au crime en Ukraine, ce n'est pas pour faire triompher la justice universelle mais c'est bien qu'ils espèrent ainsi faire profiter le capital français des miettes plus ou moins substantielles que le dispositif atlantiste lui concèdera.

En conséquence, il ne s'agit pas d'apporter son soutien à telle puissance capitaliste (Russie, par exemple) contre telle autre mais de tenir compte des possibilités réelles afin de mettre fin à la domination du capital absolu. Nous soutiendrons la résistance des travailleurs ukrainiens contre la clique de Kiev, car celle-ci défend les intérêts atlantistes (ennemi principal) et que sa victoire signifierait la paupérisation accrue de larges secteurs de la population ukrainienne, toutes composantes culturelles confondues. De surcroît, cette victoire renforcerait la mainmise, le renforcement de la dynamique de l'exploitation universelle à la mode néo-libérale. Cette résistance permettra également aux travailleurs de l'Europe de l'est de ne pas céder aux sirènes de l'impérialisme occidental dont ils commencent à comprendre le sort qu'il leur réserve (après les illusions répandues lors de la fin du bloc soviétique).

Ces travailleurs doivent se débarrasser eux-mêmes de leurs propres capitalistes sans devenir les supplétifs de l'oligarchie atlantiste pourrissante. A long terme, cela rendrait effective, une politique et une vision du monde eurasiste qui ne peuvent être qu'authentiquement socialistes (défaite probable de l'impérialisme par un nouveau jeu de dominos géopolitique à échelle mondiale).

En ce début du XXI° siècle, il apparaît de façon aveuglante que le capitalisme n'a plus qu'à nous offrir un avenir de dévastation de la terre, des cultures et des hommes. La quête illimitée de la valeur sacrifie les potentialités de satisfaction de besoins réellement humains au profit du désir de puissance dominatrice faisant fi des équilibres écologiques et du désir de consommation absurde alimentée par le productivisme. C'est tout ce fatras que les prolétaires devront reléguer au musée des antiquités dans la salle réservée aux instruments de tortures et autres productions infâmes d'une humanité rendue malade par ses propres sécrétions aliénantes.

 

23/03/2014

Rébellion 63 : De la colère à la Révolution !

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Editorial : La course à la guerre !

Alternative : Pour un végétarisme de lutte ( 2ème partie) 

Jour de colère, çà va péter ! - A nous de faire que chaque jour devienne un jour de colère ! 

Face à la loi de la finance - Entretien avec P-Y Rougeyron 

Histoire : Harro-Shulze Boysen - un national-Bolchevik dans l'orchestre rouge ( 1er partie) 

La France durcit ses moeurs et enrégimente les idées de Thibault Isabel. 

Culture : Chroniques livres. 

 

Disponible contre 4 euros à notre adresse : 

Rébellion c/o RSE Bp 62124 31020 TOULOUSE cedex 02

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13/03/2014

Sortie du numéro 62 de la revue Rébellion

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EDITORIAL Sur le front de la quatrième guerre mondiale.

Hommage à C. Preve.

POLEMIQUE  Nouvelle Inquisition, les bûchers se rallument ! 

ACTUALITE  Affaire Dekhar : Que devient le rêve quand le rêve est fini ? 

INTERNATIONAL  Lampedusa, l'immoralisme occidental par Claude Karnoouh 

Retour sur les discours de Thomas Sankara. 

 

DOSSIER : Face à la barbarie capitaliste proposons l'alternative ! 

La barbarie au coeur du Système 

Pour des communautés politiques, autonomes et offensive ! 

Le végétarisme comme éthique de vie ( première partie) par Marie Chancel.

Orientations politique de l'OSRE.

Chroniques livres . 

 

Le numéro est disponible pour 4 euros auprès de 

Rébellion C/O RSE BP 62124 31020 TOULOUSE cedex 02

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