28.09.2009

Découvrez la revue Rébellion ! Vente militante

Pour mieux vous faire découvrir les idées Socialistes Révolutionnaires Européennes, nous vous proposons une offre "militante". Pour 5 euros, vous pouvez recevoir le numéro 38 de Rébellion ainsi que des tracts, des affiches et des autocollants. Vous pourrez participer à notre campagne d'implantation et vous nous apporterez surtout un soutien important. Cette offre est valable pour toute l'Europe.

Commande auprès de Rébellion c/o RSE - BP 62124- 31202 TOULOUSE cedex 02 France

 

 

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19.09.2009

Editorial du numéro 38 : Animal Farm


« Délivré des souffrances et des douleurs matérielles par le climat de l’Hospice, le Malade n’est pas maître de son propre destin : il partage le sort collectif des animaux de ferme. L’arme d’extermination massive est désormais en pointillé comme le couperet l’est pour le poulet. »

Edward Limonov. LE GRAND HOSPICE OCCIDENTAL. Ed. Les Belles Lettres. 1993. p. 230.

 

Le prolétariat est-il réductible par le virus de la grippe H1N1 ? Les néomalthusiens des institutions multiformes de l’ONU et de l’OMS l’espèrent. Les manipulateurs « scientifiques » au service de la bourgeoisie transnationale tentent techniquement de lui donner les armes efficaces afin de réduire la population mondiale par le bricolage de virus létaux et en même temps de lui procurer de juteux bénéfices par la mise en vente massive de vaccins qui empoisonneront un peu plus le bétail humain car c’est la logique de la domination biotechnique que le système capitaliste porte à son apogée. Nous savions depuis Marx que « le capital épuise la terre et le travailleur » mais de cet épuisement, la forme capitaliste de domination totale, en a fait son fonds de commerce grâce à son appareil « thérapeutique » censé soigner les maux qu’elle a elle-même engendrés. Au-delà de l’aspect financier, le contrôle idéologique, mental et comportemental des peuples n’est pas un épiphénomène de la réalité sociale mais se trouve au cœur de l’entreprise de domination conduite par la classe dominante.

Nous avions déjà signalé à plusieurs reprises ces campagnes mondiales de mise au pas des populations, assorties de massives diffusions d’ « informations » concernant le « bien-être universel » que justifierait la lutte contre l’alcoolisme ou le tabagisme, etc. Le but réel de ces entreprises de sidération n’est autre que la diffusion de la crainte, de la normalisation des comportements, de l’uniformisation de la pensée. Le système met en place la Ferme Mondiale des animaux humains domestiqués par le conditionnement psychique et biotechnique. Qui se souciait jusqu’ici des cinq cent mille personnes environ, mourant des diverses formes de grippe chaque année ? A l’échelle mondiale cela ne constitue qu’un phénomène naturel inhérent aux processus biologiques et à la condition humaine finie. Ce qui n’empêche pas, évidemment, l’intérêt que l’humanité a, depuis la nuit des temps, à combattre les maladies l’affectant. Il s’agit donc, ici, de tout autre chose. C’est une expérimentation in vivo, dans un laps de temps déterminé, de prise en mains des destins de l’humanité par une institution mondiale/mondialiste, grâce à la propagation catastrophiste de la peur et par l’injection massive dans les corps de substances pour le moins suspectes dont les effets secondaires sont a priori considérés par les appareils législatifs des Etats comme ne relevant pas de la responsabilité pénale des laboratoires les fabriquant. Les Etats nationaux (la France en tête) se faisant les maîtres d’œuvre de l’application des directives de l’OMS, par son appareil de coercition qui pourrait aller très loin. Qui a dit qu’il n’y a plus de bourgeoisie nationale ?! C’est cette dernière qui détient les moyens administratifs, militaires, policiers dont nous sentirions toute la rigueur lorsque que se profilerait un état d’exception. La bourgeoisie ne renonce à l’exercice de la souveraineté nationale que lorsqu’il s’agit de défendre les conditions d’existence des travailleurs dont le respect gripperait la dynamique du capital dans sa globalité. Toujours les contradictions principales et secondaires… La bourgeoisie contemporaine a toujours un pied intra et extra muros.

La Ferme Mondiale possède ses divers bâtiments plus ou moins proprets que gèrent de manière plus ou moins indépendante, selon leur taille et leur valeur, les régisseurs et les fermiers locaux. Comme dans tout bon système capitaliste, ces derniers reçoivent une part du profit et versent une rente foncière à ce qui est devenue l’oligarchie « foncière » du globe terraqué. Dans un processus d’occultation pseudo-mystique brumeuse, cette dernière incarne l’Empire du Milieu, véritable parodie matérielle de l’ancien « despotisme asiatique ». Dans l’Empire unipolaire de la Ferme Mondiale règnent le fétichisme marchand consumériste exposé à la salivation du bétail humain, la misère réelle de ses conditions d’existence/détention et la terreur militaro-technique. Aussi chacun d’entre nous n’est-il plus qu’un malade en puissance, pour lequel l’appareil vétérinaire et policier est, semble-t-il, plein de sollicitude. L’économie comme les peuples ne relèvent-ils pas de ce que l’on a appelé des « thérapies de choc » ? Et la classe dominante ne propose-t-elle pas ses « remèdes » économiques et ses plans de « santé sociale » ? Nous avons abandonné notre destin aux mains de charlatans de la thérapie sociale qui se proposent de jouer avec nos gènes.

Néanmoins le corps de l’espèce humaine est-il saisi, çà et là, de saines fièvres de rejet. Le système de gestion de l’animal humain s’est vu perturbé lors de la récente crise « financière » et les rations de celui-ci se voient parfois fort réduites, la cachexie est le lot d’une grande partie du cheptel humain. En France, à titre d’exemple, le Fermier Général Rocard, grand humaniste de gauche comme l’on sait (c’est-à-dire, celui préférant que le prolétariat emprunte le chemin tournant à gauche lorsqu’on le dirige vers l’abattoir de la Ferme), vient de proposer de taxer le bétail sur ses propres déjections de CO2, inhérentes, qu’on le veuille ou non, à ses conditions de parcage. En gros, aux yeux de la bourgeoisie l’animal-prolétaire est gênant ; il est malpropre, pollueur, rechigne parfois à l’obéissance, devient violent maintenant lorsqu’on lui dérobe sa pitance (des ouvriers saccagent des édifices symbolisant le capitalisme !). La tragédie est que la classe dominante ne peut engraisser sans lui ! Celle-ci a d’ailleurs ses gros consommateurs de morceaux de choix ainsi que ses parasites et autres charognards (cela relevant d’une branche de la zoopolitique et de l’éthologie sociale). Aussi les gestionnaires de la Ferme Mondiale ont-ils décidé d’une grande campagne de vaccination universelle des corps et des âmes afin de réduire la Résistance avant qu’il ne soit trop tard pour eux. Malgré tout, la Vieille Taupe continue de creuser ses galeries reliant les divers bâtiments de la Ferme et fait régulièrement des apparitions publiques afin d’encourager les peuples à l’insoumission.

Que cet apologue puisse inspirer chacun d’entre nous dans les mois qui viennent afin de garder le cap de la lutte de classe.

 

01.07.2009

Affichez vos idées !

 

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Collage du Cercle Rébellion de Toulouse dans le cadre de la campagne "Libérons l'Europe de l'Otan et du Capital".
 

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18.05.2009

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01.05.2009

Face aux attaques du capitalisme


Construisons l’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne !

 

1 mai .jpgLe 8 Février 2009, lors de sa réunion, le Bureau Politique du journal Rébellion a décidé de relever le défi de lancer une organisation politique d’un type nouveau. L’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne (OSRE) est née de l’évolution de notre structure militante et de l’urgence de la situation. En quelques mois, nous avons vu les attaques capitalistes se multiplier contre les conditions de vie des travailleurs. L’heure est à la riposte. En cours de construction, elle se veut à l’avant-garde des combats d’aujourd’hui et de demain.  A l'occasion de ce 1er Mai, nous présentons à nos lecteurs les grands orientations de notre organisation. Les luttes sociales actuelles sont la preuve que face aux attaques du capital, le temps de la contre offensive est venue. 

 

 


A l’avant-garde toujours
Pourquoi lancer une organisation politique ? Simplement parce que nos idées n’étaient pas suffisamment représentées jusqu’à maintenant. Dans un premier temps notre équipe avait eu la tâche, ne pouvant nous appuyer sur aucun héritage direct, de mener sa propre réflexion politique. Rébellion est le fruit de ce travail, désormais le développement de son audience implique de passer à un autre niveau. Il est important de faire vivre notre conception du Socialisme dans le réel, de dépasser la simple perspective éditoriale et de donner une consistance à notre élaboration théorique. Dans notre démarche nous avons toujours insisté sur l’importance du lien entre théorie et pratique ; il n’y a rien de pire qu’une pensée sans acte et de longues discussions stériles. Nous voulons parvenir à intervenir sur tous les terrains de lutte et diffuser nos idées dans les classes populaires. 

L’engagement est souvent décrié aujourd’hui, on soupçonne les militants d’être des moines soldats lobotomisés aux ordres de chefaillons bureaucrates. Depuis des années, on juge le militantisme dépassé. On veut investir d’autres espaces (de facebook à l’associatif) ou mettre en place des réseaux plus informels. Malheureusement les faits sont têtus, aucune de ces solutions miracles n’a porté ses fruits. Au contraire, l’éclatement des forces des dissidences au système et l’individualisme galopant n’ont produit aucune opposition sérieuse au capitalisme. Cela laisse la place à l’activisme extrémiste et désespéré à la merci de toutes les formes de provocation étatique. 

En lançant une structure militante, nous voulons revenir aux fondamentaux de l’action politique. Le but n’est pas de créer un groupuscule de plus, mais d’organiser les personnes qui se retrouvent sur notre ligne, et ce de manière efficace. Le militantisme comme nous le concevons est d’abord un engagement, cela demande du courage et de l’enthousiasme. 

C’est aussi faire partie d’une communauté humaine réunie par un idéal et non l’intérêt immédiat ou la recherche du profit. Chose bien rare de nos jours. L’OSRE n’est pas une structure bureaucratique, mais est constituée d’hommes et de femmes de tous âges, courageux et dévoués, poursuivant le combat que des générations de travailleurs et de révolutionnaires ont mené.
L’histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire nous oblige à nous montrer humbles. Parti de rien au 19° siècle, il s’est patiemment construit et renforcé au point d’imposer parfois un rapport de force favorable aux travailleurs. 

C’est en réalisant une véritable implantation militante de terrain que l’on peut parvenir à créer les conditions de la création d’une « contre-société » (sur le modèle de ce que le PCF était parvenu à créer, des années 1930 à 1980). Un espace assez large pour favoriser une reconquête progressive de nos vies et la création d’une alternative au capitalisme. C’est dans les cages d’escaliers des quartiers populaires que pourrait bien se jouer l’avenir. 

Dans l’ordre de nos priorités, la principale et la plus urgentes à nos yeux, est la formation aussi bien théorique que pratique de nos militants. Nous savons qu’il y a là une importante faiblesse des structures actuelles dans ce domaine. 
Trop souvent les militants sont laissés à eux-mêmes, certains responsables trouvent même dangereux la formation politique. Pourquoi ? Parce que connaissant les expériences du passé et s’ouvrant à de nouvelles perspectives, la base pourrait remettre en cause leur autorité. 

Les cercles Rébellion doivent servir de cadre à cette tâche en regroupant localement les membres de l’OSRE, ses sympathisants et les lecteurs de la revue. Une cellule capable de coller, de diffuser nos publications et animer des réunions publiques ou de formation dans chaque région française peut avoir un impact sur le cours des événements. A vous de jouer ! 

Plus de renseignement : 
Rébellion c/o RSE BP 62124 31020 TOULOUSE cedex 02 FRANCE